Accrochage

Accrochage

Accrochage des artistes de la galerie. Joël Brisse, Denis Brun, Fabien Charuau, Thierry Diers, Bernard Gaube, Florent Girard, Bernard Guillot, Noëlle Koning, Franck Longelin, Eric de Tarragon, Erlend Van Landeghem.
04 décembre - 17 janvier 2015


Joël Brisse (1953) - Peintre et réalisateur, vit et travaille à Paris.
« Ce que cherche Joël  Brisse n’est pas le sujet. Il y a ici un ensemble qui nous regarde, nous accompagne et témoigne dans des mises en scène, décor unique épuré presque dans le vide, derrière un arbre, en relation avec d’étranges objets ou natures mortes, souvenirs de lieux et de rencontres. Peinture qui porte les interrogations au monde que le peintre pose sur la toile ».

Denis Brun (1966) - Plasticien, vit et travaille à Marseille.
"J'aime raconter des histoires avec des éléments divers et variés qui trouvent leur origine dans ma vie de tous les jours. Je m'efforce de les détourner de leur utilité première pour créer une narration où l'on peut se retrouver et projeter sa propre imagination".


Fabien Charuau - Plasticien, photographe et vidéaste, vit et travaille à Bombay (Inde).

Son identité visuelle est définie par le mélange de deux cultures, l’une où il est né et l’autre où il vit. Pour cette exposition nous présentons une série de photographies prises le long d’une route qu’il a parcourue, s’arrêtant à chaque km pour intercepter les images de la route, d’une personne rencontrée en cet instant et d’un élément qui l’intéressait.

 

Thierry Diers (1954) - Plasticien et peintre, vit et travaille à Paris.

Des espaces abstraits des premières toiles à la non-figuration actuelle, Thierry Diers invente une écriture reconnaissable, spécifique, un langage. Dans sa singularité, l’univers du peintre devient alors le monde de celui qui regarde. Ce regard qui raconte le monde.

Bernard Gaube (1952) - Peintre, vit et travaille à Bruxelles (Belgique)

« Son œuvre s'articule aujourd'hui autour de très nombreux autoportraits, figures de nus peintes d'après des modèles vivants, grandes compositions où apparaissent volontairement le travail de composition, le repentir, le carroyage... Une touche parfois évanescente à peine couverte de matière picturale quasi pastellisée, en bâtonnets serrés, obliques ou horizontaux: une recherche sur la surface de la toile, des formes cernées ».

 

Florent Girard (1989) - Peintre, vit et travaille en Normandie.

« Chez Florent Girard on est dans la découverte, le projet en devenir. Il y a une curiosité gourmande, des étincelles aux cheminements organisés qui restituent les moments captés, des fragments de réalités, topographies et volumes d’espaces périurbains. Souvenirs qu’il lui faut interroger, découvrir et recomposer. Noter et fixer sur des carnets, mixer par l’infographie des aménagements de territoires sans dessus, sans dessous, parvenir à une image/projet et lui redonner une respiration par le retour à l’atelier, dans l’acte de peindre et la matière. Démarche intéressante où main et peinture finalisent et donnent vie à l’image glacée de la modernité ».

Bernard Guillot (1950) - Peintre et photographe, vit et travaille à Paris et au Caire (Egypte).

« Pour en parler, comme pour écouter une musique, il faut lâcher prise. 

Il y a la matière, le papier et la couleur, on flotte et effleure l’image.  Le sujet interroge, les tons caressent l’esprit, tout est curiosité et nous enveloppe.  On désire connaître, tout savoir et pourtant laisser le silence ne pas déchirer le rêve.  Bernard nous offre un espace-temps, nous relie à des racines secrètes que l’on peut enfin apercevoir. Elles apparaissent, des instants et des moments connus, ce sont nos parents lointains ou nos doubles ?  Comme une onde parallèle, une histoire se prolonge ».

 

Noëlle Koning (1960) - Peintre, vit et travaille à Bruxelles (Belgique)

« Il y a d’abord l’effervescence des couleurs et des signes, mais il ne faut pas s’arrêter à ce stade au risque de rester à la surface de l’oeuvre. Il faut entrer dans son univers et accepter de voyager. Noëlle Koning travaille dans un espace clos au centre d’un atelier baigné de lumière et de souvenirs. Elle s’y agenouille au milieu d’accumulations de papiers déchirés peints dans le temps, qu’elle explore, interroge et organise sur sa toile. Elle trouve, retire, cherche des moments de vie qu’elle surprend et comprend peut-être. Elle se fond dans sa matière, à la recherche d’une composition qui se dévoile tout en légèreté, et équilibre fragile.

Papiers déchirés, en rupture avec le plaisir de peindre des surfaces sans texture, des taches et rythmes colorées. Tout un rite, Noëlle entre dans le temps et les souvenirs, une lutte et un plaisir ».

 

Franck Longelin (1956) - Peintre, vit et travaille à Boulogne-sur-Mer.

« Si les œuvres de Franck Longelin sont puissantes, c’est qu’elles savent absorber avec violence, douceur, les traits fondamentaux de la psyché humaine, tout en les élevant jusqu’à l’universel. Elles sont le reflet de ce que nous sommes, de ce que nous avons été ou de ce que nous pourrions être ».

Eric de Tarragon (1963)
- Peintre, vit et travaille à Paris

"Ce sont des toiles fendues en deux. A la verticale. A l'horizontale. Partagées, divisées, coupées. Toujours en plein milieu. Au beau milieu. Toutes composées ainsi : en deux images distinctes, équivalentes, et qui semblent avoir été rapportées l'une à l'autre par accident autant que par nécessité. De ce rapport-là jaillit une peinture sous tension, violente et ambiguë, qui répète, jusqu'à exténuation, la scène matricielle de la création du monde"


Erlend van Landeghem (1965) - Plasticien, vit et travaille à Gand (Belgique)

« Chez Erlend Van Landeghem, c’est la modernité d’une tradition qui s’accroche à son histoire et nous offre un monde de volumes aux infinies richesses. Carnaval, masques ou aveugles se guidant, on retrouve la Flandre de Bosch, Hals, Brueghel ou Ensor.

Erlend fragmente et expérimente : papier, verre, polyester, silicone. Il découvre et nous emmène sur sa nef pour un voyage. Laissons nous embarquer dans cette danse où se croisent volumes, couleurs, lumière et déchirements. Intelligence qui interroge et comble. Bonheur qui se nourrit du plaisir de toucher et rêver. Venez dans ce voyage, la création est par là ! »