DIERS Thierry (1954)

Plasticien,  il vit et travaille à Paris.

           Thierry Diers a étudié en Belgique et s’installe à Paris en 1978. A cette époque, ces créations passent de la figuration à un « expressionnisme abstrait ». Dans les années 80, il participe à divers Salons parisiens et collabore avec la Galerie Le Dessin, la galerie Jacob et la galerie Diane Manière.
Durant les années 90,  il voyage en Arabie Saoudite, Egypte, Japon, Chine, Mongolie et expose en Allemagne, Belgique et Irlande. La galerie Apicella présente ses oeuvres à Art Cologne et France Télécom lui commande une intervention hors norme au Mondial de la communication de Genève pour laquelle il reçoit le prix Stratégie.
De 1988 à 2000, Thierry Diers met en pratique le concept de l’artiste entrepreneur, " il devient fournisseur de prestations artitiques, traitant avec ses partenaires non comme artiste tout court mais comme entrepreneur-artiste" pour cela il fonde la sarl Diers Espace Conception,  collabore et crée pour des particuliers et des sociétés (PSA, Mulliez, Eutelsat, France Télécom, Nestlé...). A la suite de cette expérience, il se recentre sur son cheminement de peintre et établit son atelier à Belleville, quartier mutant au cœur de la création contemporaine.
En 2010, tout en continuant ses créations, il fédére collectionneurs et amis, réunit des compétences et des moyens autour du projet de la galerie Duboys avec l'ambition de faire vivre un lieu au service de créations vivantes, de présenter et défendre des artistes dont l'oeuvre se construit.


 

La peinture de Thierry Diers se situe résolument dans la filiation de l’expressionnisme abstrait, dans cette nécessité et cette quête de capter l’émotion, sujet constitutif de sa peinture.


La peinture se découvre alors comme l’on tire le fil d’une invitation au voyage. Né dans un entre-deux, tant culturel que géographique, formé par les Flandres françaises et flamandes, pays de mouvance où se mêlent  terre  et mer et nuages, balayés par le vent, Thierry Diers demeure un peintre du Nord ébloui par l’embrasement du Sud. La peinture de Thierry Diers passe fondamentalement  par la couleur et la lumière. Qu’il s’agisse de grands formats ou de peintures plus ramassées, par l’harmonie ou la volontaire dissonance, par des chromatismes nitescents, qui s’estompent ou se rompent, les couleurs voulues atteignent la hauteur des combats. Hors de toute hypothèse corsetée, quand l’abstraction de toute référence n’y suffit plus, surgit un répertoire de symboles et de formes. Ils forgent des clefs autonomes et ouvrent les portes du mystère.
Des espaces abstraits des premières toiles à la non-figuration actuelle, Thierry Diers invente une écriture reconnaissable, spécifique, un langage. Dans sa singularité, l’univers du peintre devient alors le monde de celui qui regarde. Ce regard nous raconte le monde.

Alain DAILL  ( Montesquiou, juillet 2010)